PROTOCOLE D’ÉVALUATION

Pour les nageuses et nageurs atteints de déficience moteur (S1 à S10), le protocole d’évaluation est composé de trois parties :

• 1ère partie : Le Test médical
Il consiste en une évaluation de la force musculaire (Testing), des déficits articulaires, de la mesure des membres pour les amputés et de l’évaluation des troubles de la coordination ou de la spasticité. Pour les blessés médullaires, la connaissance du niveau de l’atteinte vertébrale est essentielle. Cet examen est pratiqué par un médecin spécialisé ou un kiné.

• 2ème Partie : Le Test en situation dans l’eau
Il confirme la présence des déficiences motrices et leur répercussion dans l’accomplissement du geste technique dans les quatre nages, au plongeon (ou départ dans l’eau) et aux virages. Il permet de noter si les adaptations réglementaires lors des épreuves sont justifiées. Ce test est mis en place par un technicien de la natation.

• 3ème Partie : La confirmation pendant les épreuves

Procédure lors des journées de classification des nageurs handicapés moteurs

Lors de sa première classification, le nageur devra au préalable : communiquer sa pathologie lors de l’inscription à la compétition régionale ou nationale.

Le nageur devra se munir de son dossier médical, le présenter lors du testing, et connaître sa pathologie (par exemple : niveau du spina-bifida). Les classificateurs médicaux (Masseur-kinésithérapeute ou Médecin) ne sont pas présents pour établir un diagnostic. En cas d’absence de ces renseignements, le nageur ne pourra être classifié et ne pourra donc pas participer à la compétition.

Le nageur prêt pour la classification devra être en tenue « maillot de bain » et prévoir son matériel (lunettes de natation, bonnet) pour la partie technique.

Avant de débuter le testing, le nageur devra signer un formulaire de consentement, certifiant qu’il accepte cette démarche et coopérera au mieux avec les classificateurs.

Un second testing ne pourra être effectif que dans 2 cas :
a- évolution de la pathologie
b- intervention chirurgicale
Cette demande devra être obligatoirement accompagnée d’un dossier médical
Ou sur convocation des classificateurs pour compléter un dossier, parce qu’il a été prévu une « révision » du dossier ou par l’observation du incohérence pendant les épreuves.

Un planning de classification sera communiqué aux nageurs plusieurs semaines avant la compétition en tenant compte de l’éloignement, des transports prévus… Une possibilité de choix sur l’horaire sera donnée avec l’envoi du dossier médical. Néanmoins, la priorité sera donnée aux premiers inscrits et ainsi de suite…
Cet horaire devra impérativement être respecté, même si le nageur a seulement une seule course en fin de compétition.
Suivant le nombre de nageurs à classifier, les convocations pourront commencer à partir du mercredi matin et se termineront obligatoirement la veille des épreuves.
ou ¾ heures pour chaque nageur

Ce planning sera effectif dès le début de la classification et les nageurs concernés seront informés de l’heure du testing.

La fin du testing est effectif dès les premières épreuves de compétition.

Les classificateurs peuvent demander à la fin de l’épreuve un test visant à vérifier l’horizontalité des épaules ; Si ce dernier est positif il sera mentionné par le classificateur, afin qu’il n’y ait pas de disqualification abusive (ex : « hémiplégique »).

Pour les nageuses et nageurs atteints de déficience visuel (S11, S12, S13), la classification est effectuée par un médecin ophtalmologiste.

Pour les nageuses et nageurs atteints de déficience auditive (S15), un dossier médical doit être remplie par un médecin spécialiste de l’audition.


Réalisation Studiolenni, Nîmes